Il y a quelques années, je me suis retrouvée à regarder les informations du soir avec une sensation de plus en plus familière et de plus en plus inconfortable : cette impression diffuse que quelque chose allait mal tourner, sans savoir quoi exactement, ni quand. Les crises s’enchaînaient à un rythme nouveau. Le Covid, les pénuries, l’inflation, les guerres aux portes de l’Europe, les canicules et les inondations qui ne ressemblaient plus à rien de ce qu’on avait connu avant. Le monde donnait l’impression d’être entré dans une période d’instabilité structurelle dont personne ne voyait vraiment la sortie.
Ce qui me pesait le plus, ce n’était pas tant la peur d’une catastrophe précise. C’était ce sentiment d’impuissance totale. Cette sensation de dépendre entièrement de chaînes d’approvisionnement que je ne maîtrisais pas, d’institutions dont je ne comprenais pas toujours les décisions, d’un système qui semblait fonctionner jusqu’au moment où il ne fonctionnait plus. Et quand le système vacille, ceux qui n’ont rien prévu se retrouvent à subir. Sans marge de manœuvre, sans ressources propres, sans autre option que d’attendre que ça passe.
C’est de ce sentiment d’impuissance que je suis partie pour construire, progressivement et sans obsession, une forme d’autonomie personnelle et familiale. Et ce que je n’avais pas anticipé, c’est à quel point cette démarche allait transformer mon rapport à l’anxiété. Pas parce qu’elle m’a rendue invulnérable. Mais parce qu’elle m’a redonné quelque chose de fondamental : le sentiment de pouvoir agir.
Pourquoi l’impuissance génère de l’anxiété : ce que la psychologie nous dit
Ce n’est pas une impression subjective. La relation entre sentiment de contrôle et niveau d’anxiété est l’une des plus documentées de la psychologie moderne. Le psychologue Julian Rotter a développé dans les années 1960 le concept de « locus of control » (lieu de contrôle interne ou externe) pour décrire la façon dont les individus perçoivent leur capacité à influencer les événements qui les affectent. Les personnes à locus interne fort croient que leurs actions ont un impact réel sur leur vie. Celles à locus externe dominant ont tendance à percevoir les événements comme déterminés par des forces extérieures sur lesquelles elles n’ont pas de prise.
Des dizaines d’études menées depuis les travaux de Rotter ont montré de façon consistante que le locus interne est associé à des niveaux d’anxiété plus faibles, à une meilleure résistance au stress, à de meilleures capacités de récupération après un choc, et à une santé mentale globalement plus robuste. À l’inverse, la perception d’impuissance, l’impression de subir sans pouvoir agir, est l’un des facteurs les plus puissants de déclenchement et d’entretien de l’anxiété chronique.
Le psychologue Martin Seligman a illustré ce mécanisme de façon frappante avec son concept de « learned helplessness » (impuissance acquise) : des individus exposés à des situations inconfortables sur lesquelles ils n’ont aucune prise finissent par cesser d’agir même lorsque l’action redevient possible. L’impuissance apprise paralyse. Et le monde médiatique dans lequel nous baignons, avec ses flux d’informations catastrophistes en continu, produit exactement cet effet sur beaucoup d’entre nous : on regarde, on s’inquiète, et on ne fait rien parce qu’on ne sait pas quoi faire.
C’est précisément là qu’intervient la préparation. Non pas comme une réponse magique aux crises du monde, mais comme un antidote concret à l’impuissance. Chaque geste d’autonomie réalisé, aussi petit soit-il, renforce le sentiment de capacité et déplace progressivement le curseur du locus externe vers le locus interne. Et psychologiquement, ce déplacement change tout.
Casser l’image caricaturale du survivaliste
Il faut être honnête : le mot « préparation » ou « autonomie » déclenche encore souvent des associations d’images très précises dans l’imaginaire collectif. Des bunkers souterrains. Des stockeurs compulsifs. Des personnages paranoïaques persuadés que la civilisation va s’effondrer la semaine prochaine. Des forums obscurs où l’on discute armement, survie en forêt et scénarios apocalyptiques.
Cette caricature existe, bien sûr. Mais elle ne représente qu’une infime minorité, et elle occulte complètement la réalité de la très grande majorité des personnes qui s’intéressent à la résilience et à l’autonomie : des familles ordinaires qui veulent simplement être un peu moins vulnérables aux aléas de la vie moderne. Des parents qui ont vécu le confinement avec des enfants et se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas grand-chose dans leurs placards. Des personnes qui ont traversé une période de chômage et ont réalisé à quel point leur sécurité alimentaire dépendait entièrement d’un salaire mensuel. Des habitants de régions rurales régulièrement touchées par des coupures électriques ou des épisodes d’isolement climatique.
Les crises récentes ont été, à cet égard, particulièrement révélatrices. Le confinement du printemps 2020, les rayons de farine et de pâtes vidés en quelques heures, les pénuries de masques et de gel hydro-alcoolique, l’inflation alimentaire record de 2022 et 2023, les coupures électriques prolongées lors des tempêtes hivernales : à chaque fois, la fracture était nette entre ceux qui avaient anticipé un minimum et ceux qui n’avaient rien prévu. Non pas pour des raisons de richesse ou de ressources, mais simplement pour des raisons d’organisation et de prévoyance.
La préparation raisonnable ne prépare pas à la fin du monde. Elle prépare à la vraie vie, avec ses imprévus, ses coups durs et ses moments où le système ordinaire dysfonctionne. Et à cette échelle, elle est à la portée de tout le monde.
La résilience : un concept scientifique avant d’être une mode
Le mot « résilience » est partout aujourd’hui, parfois jusqu’à l’indigestion. Mais derrière l’inflation du terme se cache un concept scientifique solide, développé depuis les années 1970 dans les domaines de la psychologie, de l’écologie et des sciences des systèmes complexes.
En psychologie, la résilience désigne la capacité d’un individu à maintenir un fonctionnement stable et à se reconstruire face à des événements perturbateurs majeurs. Les recherches pionnières de la psychologue Emmy Werner, qui a suivi pendant quarante ans des enfants de Hawaï nés dans des conditions de grande vulnérabilité, ont montré que la résilience n’est pas un trait inné et figé : c’est une capacité qui se construit, qui se travaille, et qui repose sur des facteurs identifiables et développables.
Parmi ces facteurs, trois ressortent de façon constante dans la littérature scientifique. La présence de compétences concrètes, le sentiment d’auto-efficacité, c’est-à-dire la conviction qu’on est capable de faire face à des situations difficiles, et la qualité des liens sociaux et du réseau de soutien. Ces trois piliers se retrouvent exactement au cœur de toute démarche d’autonomie sérieuse : apprendre des savoir-faire, construire progressivement un sentiment de capacité, et tisser des liens de solidarité avec son entourage proche.
Ce n’est pas une coïncidence. La démarche d’autonomie, bien comprise, est une démarche de renforcement de la résilience psychologique autant que matérielle.
Ce qui apaise vraiment : les actions concrètes et leur effet sur l’anxiété
Avec le temps et l’expérience, j’ai observé que certaines catégories d’actions ont un effet disproportionné sur le niveau d’anxiété par rapport à leur coût en temps ou en argent. Ce sont celles que je recommande de prioriser quand on commence cette démarche.
Les réserves alimentaires : la sécurité silencieuse
Avoir plusieurs semaines, voire plusieurs mois de nourriture dans ses placards est probablement ce qui procure le sentiment de sécurité le plus immédiat et le plus profond. Pas parce qu’on imagine consciemment des scénarios catastrophistes à chaque fois qu’on ouvre ses placards, mais parce que ce stock crée en arrière-plan une forme de sécurité silencieuse qui change imperceptiblement le rapport quotidien au monde.
Cette sécurité est utile dans bien d’autres situations qu’une crise majeure : une période de chômage ou de maladie qui rend les courses difficiles, un mois financièrement tendu, une tempête qui isole pendant quelques jours, une inflation soudaine sur certains produits. Dans tous ces cas, le stock absorbe le choc sans qu’on ait à le gérer en urgence. Et cette absorption silencieuse des aléas est exactement ce que l’anxiété chronique ne supporte pas : les imprévus. Réduire les imprévus, même partiellement, réduit l’anxiété.
La maîtrise de l’eau : le fond du problème
L’eau est probablement le point le plus anxiogène dans l’imaginaire des crises, parce que c’est la ressource la plus vitale et celle sur laquelle on a le moins l’impression d’avoir une prise dans nos sociétés modernes. Elle coule au robinet depuis toujours, on n’y pense jamais, et la simple idée qu’elle pourrait ne plus couler génère une inquiétude profonde et très physique.
Avoir pensé au problème, même imparfaitement, change radicalement ce rapport. Des réserves en bouteilles, un filtre à gravité autonome, un puits ou des récupérateurs d’eau de pluie : chacun de ces éléments représente une réponse partielle, et l’accumulation de réponses partielles crée un filet de sécurité qui suffit à calmer l’anxiété. Mon puits dépend encore d’une pompe électrique, et je sais qu’en cas de coupure prolongée ce serait un problème à résoudre. Mais le fait d’avoir identifié le problème et d’avoir des pistes de solution (pompe manuelle, alimentation solaire) est déjà infiniment plus rassurant que de n’y avoir jamais réfléchi.
Les compétences pratiques : l’antidote le plus puissant à l’impuissance
C’est sans doute l’aspect le plus transformateur de toute la démarche, et celui dont l’effet sur l’anxiété est le plus profond et le plus durable. Chaque compétence pratique acquise, faire son pain, conserver des aliments, fabriquer son savon, jardiner, coudre, pratiquer les plantes médicinales, réparer, déplace concrètement le curseur du locus de contrôle. On passe progressivement de « je dépends entièrement du système pour tout » à « je sais faire certaines choses par moi-même ».
Ce déplacement a un effet psychologique cumulatif remarquable. On ne redevient pas autonome du jour au lendemain, et on ne le sera jamais complètement. Mais le simple fait de savoir qu’on peut cuisiner un repas équilibré avec des ingrédients secs, que les plantes du jardin peuvent soigner certains maux courants, qu’on peut fabriquer son produit nettoyant avec trois ingrédients, crée une confiance en soi face aux imprévus qui est incomparable avec n’importe quel stock matériel.
Les neurosciences éclairent ce phénomène : apprendre et maîtriser une compétence manuelle active le système de récompense dopaminergique et renforce l’estime de soi de façon durable. Faire du pain maison n’est pas seulement utile. C’est neurochimiquement satisfaisant, et cette satisfaction s’accumule et se renforce à chaque fois qu’on recommence.
La réduction de la dépendance énergétique : se libérer d’une vulnérabilité invisible
L’électricité est devenue tellement omniprésente dans nos vies qu’on ne réalise plus à quel point on en dépend pour des fonctions absolument vitales : le chauffage, la communication, le paiement, l’éclairage, la conservation des aliments, le pompage de l’eau. Une coupure de quelques heures est un désagrément. Une coupure de quelques jours peut devenir une vraie crise.
Disposer de solutions de substitution, même modestes, change fondamentalement le rapport psychologique à cette dépendance. Une batterie solaire externe pour les téléphones, une lampe rechargeable autonome, un réchaud à gaz avec des bouteilles de rechange, une batterie portable de grande capacité : ces équipements peu coûteux permettent de traverser plusieurs jours de coupure sans panique. Et l’absence de panique en situation difficile est précisément ce qui permet de réfléchir clairement et de trouver des solutions.
L’environnement organisé : ce que le cerveau ressent sans qu’on s’en rende compte
Les sciences cognitives ont bien documenté l’effet de l’environnement physique sur l’état mental. Un espace en désordre, encombré, dans lequel on ne trouve pas ce dont on a besoin, génère une charge cognitive et émotionnelle diffuse mais réelle. À l’inverse, un espace organisé, dans lequel on sait où est chaque chose et où chaque chose est à sa place, réduit cette charge et libère des ressources mentales pour d’autres activités.
Un stock alimentaire bien organisé, étiqueté, rangé selon le principe de rotation, n’est pas seulement pratique. Il est psychologiquement apaisant. Il dit au cerveau que les choses sont sous contrôle, que rien n’est laissé au hasard, que si quelque chose arrive on saura quoi faire et où trouver ce dont on a besoin. Ce signal, répété chaque fois qu’on ouvre ce placard ou ce cellier, renforce progressivement le sentiment de sécurité intérieure.
Le lien humain : la résilience qu’on ne peut pas stocker
Toutes les recherches sur la résilience individuelle et collective convergent vers le même constat : le facteur le plus protecteur face aux crises n’est pas matériel. C’est la qualité des liens humains. Les personnes qui traversent le mieux les périodes difficiles sont celles qui ont des relations solides, un réseau de soutien actif, des voisins sur qui compter, une communauté avec qui partager les ressources et les compétences.
Paradoxalement, une partie du mouvement de l’autonomie a tendance à s’orienter vers un repli individualiste qui va exactement à l’encontre de ce que la science nous enseigne sur la résilience. On ne peut pas stocker du lien humain. On ne peut pas préparer en solo une résilience qui, par nature, est collective. Les crises locales récentes l’ont montré encore une fois : dans les communautés où les gens se connaissaient, s’entraidaient et avaient l’habitude d’échanger ressources et compétences, les chocs ont été absorbés bien plus facilement que dans les espaces où chacun vivait dans son coin.
Tisser des liens avec ses voisins, participer à des réseaux d’échange locaux, rejoindre une AMAP ou un groupe de partage de semences, s’investir dans une association de quartier : ces gestes de connexion sociale sont aussi importants dans une démarche de résilience que n’importe quel stock matériel.
Le piège de la préparation anxiogène
Il serait malhonnête de ne pas aborder ce risque, parce qu’il est réel et que j’y ai moi-même été confrontée à certains moments. La préparation peut devenir, si on n’y prend pas garde, une source d’anxiété supplémentaire plutôt qu’un antidote.
Cela arrive quand on tombe dans ce que les psychologues appellent l' »hypervigilance aux menaces » : un état dans lequel le cerveau scanne en permanence l’environnement à la recherche de dangers potentiels, amplifie les signaux négatifs et minimise les signaux positifs. Certaines communautés de préparation, notamment sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés, peuvent alimenter cet état en proposant des flux continus de scénarios catastrophistes, de nouvelles alarmantes et d’indicateurs de dégradation du monde. On s’y connecte pour se rassurer, et on en ressort plus anxieux qu’avant.
Quelques signaux d’alerte méritent d’être pris au sérieux. Si la préparation occupe une part croissante de vos pensées au détriment du reste. Si elle génère de la culpabilité permanente parce qu’on n’en fait jamais assez. Si elle crée des tensions dans les relations proches parce que l’entourage ne partage pas les mêmes inquiétudes. Si elle réduit progressivement le plaisir d’être dans le présent parce qu’on est constamment projeté vers des scénarios futurs. Dans ces cas, il vaut la peine de faire une pause, de reprendre de la distance avec les sources d’information anxiogènes, et éventuellement d’en parler avec un professionnel.
La préparation saine améliore la qualité de vie dans le présent. Si elle la dégrade, quelque chose ne va pas dans la façon dont on l’aborde.
La préparation comme art de ralentir
C’est l’un des effets les plus inattendus de cette démarche, et l’un de ceux dont je suis le plus reconnaissante. Apprendre à faire son pain, préparer des conserves, jardiner, fabriquer, réparer : toutes ces activités ont en commun d’être des activités lentes, manuelles, ancrées dans le présent et dans le matériel. Elles ramènent l’attention vers l’ici et maintenant de façon presque médicinale, dans une société qui nous pousse constamment vers l’accélération, la performance et la connexion permanente.
Il n’est pas anodin que ces pratiques ressemblent beaucoup à ce que la pleine conscience et les thérapies cognitives comportementales recommandent pour traiter l’anxiété : ramener l’attention vers des sensations concrètes et présentes, engager les mains dans une activité qui demande de la concentration sans être stressante, créer un rythme régulier et prévisible. Pétrir une pâte à pain pendant dix minutes, désherber un carré de potager, stériliser des bocaux de tomates : ces gestes sont de petites méditations actives qui font beaucoup de bien au cerveau anxieux.
L’autonomie, en ce sens, n’est pas seulement une préparation aux crises futures. C’est une façon de mieux vivre maintenant.
Commencer petit : la seule bonne façon de commencer
Si je devais donner un seul conseil à quelqu’un qui veut se lancer dans cette démarche sans tomber dans l’obsession ou dans l’écrasement, ce serait celui-là : commencer par une seule chose, la plus simple possible, et la faire bien avant de passer à la suivante.
Quelques bouteilles d’eau supplémentaires dans un placard. Un stock de pâtes et de riz pour trois semaines. Une lampe rechargeable. Une tentative de pain maison. Quelques graines semées dans des pots sur le rebord de fenêtre. Ces gestes sont accessibles à tous, ne coûtent presque rien, et créent immédiatement ce sentiment de « j’ai commencé » qui est en lui-même apaisant.
Parce que l’anxiété se nourrit de l’inaction autant que de l’impuissance. Et le premier geste, quel qu’il soit, brise ce cercle. On n’est plus dans la contemplation passive d’un monde qui inquiète. On est dans l’action, même modeste, même imparfaite. Et c’est là que tout commence à changer.
Alors, est-ce que la préparation et l’autonomie vous apaisent aussi face aux incertitudes du monde actuel ? Par où avez-vous commencé, ou par où souhaiteriez-vous commencer ? Partagez en commentaire, j’adore découvrir les chemins de chacun.
Sources & références
Sur le locus de contrôle et l’anxiété :
Rotter, J.B., « Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement », Psychological Monographs, 80(1), 1966. Article fondateur sur le concept de locus de contrôle.
Lefcourt, H.M. Locus of Control: Current Trends in Theory and Research, 2e édition, Lawrence Erlbaum Associates, 1982.
Sur l’impuissance acquise (learned helplessness) :
Seligman, M.E.P. Helplessness: On Depression, Development, and Death, W.H. Freeman, 1975. Traduction française : Impuissance apprise.
Abramson, L.Y., Seligman, M.E.P. & Teasdale, J.D., « Learned helplessness in humans: Critique and reformulation », Journal of Abnormal Psychology, 87(1), 1978.
Sur la résilience psychologique :
Werner, E.E. & Smith, R.S. Overcoming the Odds: High Risk Children from Birth to Adulthood, Cornell University Press, 1992. Étude longitudinale fondatrice sur les facteurs de résilience.
Cyrulnik, B. Un merveilleux malheur, Odile Jacob, 1999. Référence francophone majeure sur la résilience.
Bandura, A. Self-Efficacy: The Exercise of Control, W.H. Freeman, 1997. Référence sur le sentiment d’auto-efficacité et ses effets sur la santé mentale.
Sur la résilience collective et les liens sociaux :
Putnam, R.D. Bowling Alone: The Collapse and Revival of American Community, Simon & Schuster, 2000. Sur l’effondrement du capital social et ses conséquences.
Aldrich, D.P. Building Resilience: Social Capital in Post-Disaster Recovery, University of Chicago Press, 2012. Démonstration empirique du rôle des liens sociaux dans la récupération post-crise.
Sur l’effet de l’environnement et des activités manuelles sur l’anxiété :
Kahneman, D. Thinking, Fast and Slow, Farrar, Straus and Giroux, 2011. Traduction française : Système 1, Système 2 : les deux vitesses de la pensée, Flammarion, 2012.
Lambert, K.G., « Depressingly easy », Scientific American Mind, 2008. Sur l’effet antidépresseur et anxiolytique des activités manuelles productrices.
Kabat-Zinn, J. Full Catastrophe Living, Delta, 1990. Traduction française : Au cœur de la tourmente, la pleine conscience, De Boeck, 2009.
Sur la résilience alimentaire et la préparation aux crises :
Haut Commissariat au Plan, La résilience nationale, rapport 2021 : hcfp.fr
Ministère de l’Intérieur, Se préparer à une situation d’urgence : gouvernement.fr/risques

