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Débuter son autonomie : ces petites choses qui changent tout au quotidien

Il y a quelques années, si on m’avait parlé d’autonomie, j’aurais probablement imaginé une cabane perdue au fond des bois, des panneaux solaires partout et quelqu’un capable de vivre uniquement grâce à son jardin. Une sorte de survivaliste des temps modernes, avec des stocks de conserves dans une cave bunkerisée et un puits creusé à la main.

Aujourd’hui, ma vision est bien différente. L’autonomie, ce n’est pas disparaître du système du jour au lendemain. C’est apprendre, petit à petit, à en dépendre un peu moins. À reconnecter avec des savoir-faire que nos grands-parents maîtrisaient naturellement et que deux ou trois générations de société de consommation ont rendu inutiles, puis oubliés. C’est aussi, tout simplement, se sentir moins vulnérable face aux aléas du monde.

Chez nous, tout a commencé avec une question un peu inconfortable : en cas de grosse crise, est-ce qu’on saurait se débrouiller quelques jours ? Pas vivre en autarcie totale. Juste tenir. S’adapter. Respirer un peu sans paniquer. Et honnêtement, la réponse initiale était non. Alors, doucement, presque sans s’en rendre compte, on a commencé à mettre des choses en place. Voici ce que ce chemin nous a appris.


Reprendre le contrôle de l’eau : la ressource la plus précieuse

La première chose qui m’a semblé absolument essentielle, c’est l’eau. On y pense rarement parce qu’elle coule au robinet depuis toujours, mais une coupure du réseau, une contamination, une sécheresse prolongée ou une simple panne de pompe rappellent très vite à quel point cette ressource est vitale — et fragile.

J’ai commencé par investir dans un filtre à eau à gravité autonome, qui ne nécessite aucune électricité et fonctionne par simple percolation à travers des céramiques filtrantes. Ces systèmes, initialement développés pour l’humanitaire et les zones sans accès à l’eau potable, sont capables d’éliminer bactéries, parasites, chlore, métaux lourds et une grande partie des résidus de pesticides. C’est probablement l’un des achats qui me rassure le plus au quotidien. Nous avons ensuite fait installer un puits dans le jardin, complété par plusieurs récupérateurs d’eau de pluie positionnés sous les descentes de gouttières.

Ce qui surprend, quand on commence à stocker et à gérer soi-même une partie de son eau, c’est la façon dont notre regard change sur cette ressource. On la gaspille moins. On réfléchit à ses usages. Arroser le potager avec l’eau de pluie plutôt qu’avec l’eau du réseau, nettoyer le matériel de jardin, gérer une coupure temporaire sans stress : ces petites réserves changent énormément de choses dans la façon dont on vit au quotidien. En France, les épisodes de sécheresse et les restrictions d’usage de l’eau sont devenus des réalités de plus en plus fréquentes, particulièrement dans le Sud-Ouest. Avoir une autonomie partielle sur l’eau, même limitée, n’a plus rien d’une démarche excentrique.


Le potager : entre fantasme et réalité bienvenue

Comme beaucoup, j’ai rêvé du grand potager ultra-productif qui nourrit toute la famille, débordant de tomates juteuses et de courgettes généreuses, parfaitement organisé en carrés surélevés avec un arrosage goutte-à-goutte impeccable. La vérité est bien plus mouvementée. Entre les limaces qui déciment les semis une nuit sur deux, les épisodes de sécheresse de l’été landais qui exigent des arrosages constants, le manque de temps en semaine et la fatigue du weekend, mon potager est loin de mes ambitions premières. Et je pense qu’il est important de le dire, parce que beaucoup de débutants se découragent en comparant leur jardin imparfait aux photos Instagram de jardins-vitrines qui ne montrent jamais les catastrophes ni les heures de travail invisible.

Malgré tout, même un petit potager apporte des choses qu’aucun supermarché ne peut offrir. Quelques légumes frais cueillis le soir même pour le dîner, les aromates toujours disponibles sur le rebord de fenêtre ou en pleine terre, une meilleure compréhension des saisons et de ce qui pousse quand, et surtout une compétence qui se développe d’année en année. On apprend de ses erreurs. On comprend son sol. On observe les interactions entre les plantes et les insectes. C’est un apprentissage qui ne s’achète nulle part et qui prend du temps, mais qui s’accumule.

Nous avons également planté plusieurs arbres fruitiers, une décision que je considère comme l’un de nos meilleurs investissements dans cette démarche d’autonomie. Un pommier, un poirier, des pruniers, un figuier, un cognassier. Ce sont des structures vivantes qui s’installent, s’enracinent, et deviennent avec les années des producteurs généreux et très peu exigeants en entretien une fois établis. C’est un cadeau qu’on fait à son « soi du futur ». La première année où on cueille ses propres pommes ou ses propres figues procure une satisfaction difficile à expliquer à quelqu’un qui ne l’a pas vécue.

Pour les jardiniers débutants dans notre région landaise, quelques cultures sont particulièrement adaptées au climat : les courges et potirons, extrêmement productifs et faciles, les haricots verts et les haricots à grains, les pommes de terre (peu exigeantes et très satisfaisantes à récolter), les tomates cerise (bien plus robustes que les grosses variétés), les aromatiques (basilic, thym, romarin, sauge, origan) et les salades sous ombrière en été. Commencer simple et productif vaut bien mieux que viser l’exhaustivité et se décourager.


L’art de la conservation alimentaire : les gestes de nos grands-parents

Petit à petit, j’ai recommencé à pratiquer ce que les générations précédentes faisaient naturellement, sans même y penser comme à quelque chose d’exceptionnel : conserver les excédents pour les mauvaises saisons. Congeler les récoltes au pic de leur maturité. Préparer des conserves maison. Faire des confitures. Ce sont des gestes simples, mais qui changent profondément le rapport à la nourriture et à la sécurité alimentaire.

Ouvrir en janvier un bocal de tomates du jardin, cueillis en août à pleine maturité, a quelque chose d’un peu magique. On mange le soleil de l’été en plein hiver. Et au-delà de la satisfaction, c’est une réserve concrète qui réduit les courses, élimine les emballages et garantit une qualité nutritive souvent supérieure aux produits industriels.

Les techniques de conservation maison sont nombreuses et complémentaires. La stérilisation en bocaux (méthode des bocaux à caoutchouc ou à joint type Le Parfait) permet de conserver légumes, sauces, soupes et plats cuisinés pendant plusieurs années à température ambiante. La lactofermentation, l’une des plus anciennes méthodes de conservation au monde, utilise les bactéries lactiques naturellement présentes sur les légumes pour les transformer et les conserver dans leur propre jus salé : la choucroute, les cornichons lactofermentés, le kimchi et les carottes râpées fermentées en sont des exemples accessibles aux débutants. Cette méthode ne nécessite aucun équipement particulier, juste un bocal, du sel et des légumes frais, et produit des aliments probiotiques aux vertus digestives documentées.

La déshydratation est une autre technique que je souhaite développer davantage : elle permet de conserver fruits, légumes, herbes aromatiques et champignons pendant des mois en éliminant simplement leur eau, sans aucun additif. Un déshydrateur électrique à basse température préserve mieux les vitamines que le séchage au four, mais le séchage à l’air libre dans un endroit chaud et ventilé fonctionne très bien pour les herbes et les champignons. Le fumage, plus technique, s’applique principalement aux viandes et aux poissons et demande un équipement dédié. Et j’aimerais bientôt me lancer dans la charcuterie maison : pas pour devenir totalement autonome sur la viande, mais parce que retrouver ces savoir-faire ancestraux me semble aujourd’hui une compétence précieuse à ne pas laisser disparaître.


Réapprendre à fabriquer soi-même : le sentiment de redevenir capable

C’est probablement ce qui me passionne le plus dans cette démarche, et ce qui me procure le sentiment le plus profond de satisfaction. Ces dernières années, j’ai appris à coudre (d’abord les réparations simples, puis des créations plus ambitieuses), à tricoter, à faire du pain, à cultiver un levain naturel, à préparer du kéfir de lait et de fruits, à brasser du kombucha.

Chaque nouvelle compétence apporte ce que j’appelle le sentiment de « redevenir capable ». Dans un monde où tout s’achète immédiatement, préemballé, prêt à l’emploi, savoir fabriquer quelque chose soi-même de A à Z est presque devenu un acte subversif. Le pain maison, ce n’est pas juste du pain moins cher. C’est comprendre une transformation fondamentale : comment de la farine, de l’eau, du sel et du temps deviennent quelque chose de nourrissant et de délicieux. C’est aussi une totale maîtrise des ingrédients, une absence d’additifs, et une connexion avec une pratique vieille de plusieurs millénaires.

Le levain naturel mérite une mention particulière. Contrairement à la levure sèche industrielle, il est un écosystème vivant de levures sauvages et de bactéries lactiques que l’on entretient au fil des semaines et qui se transmet parfois de génération en génération. Un pain au levain naturel a un index glycémique plus bas qu’un pain à la levure, une meilleure digestibilité (la fermentation longue prédigère partiellement le gluten), une conservation naturelle prolongée (les acides produits par les bactéries lactiques inhibent les moisissures) et une complexité aromatique incomparable. Le démarrer demande une petite semaine de patience, et l’entretenir un rafraîchissement hebdomadaire. C’est l’un de mes objets quotidiens préférés.


Les plantes médicinales et l’herboristerie : retrouver les savoirs anciens

Avec le temps, je me suis formée en herboristerie et en aromathérapie. C’est un domaine qui me passionne profondément, parce qu’il se situe à l’intersection de la botanique, de la biochimie, de l’histoire et du soin. Aujourd’hui, j’ai chez moi une véritable petite pharmacie naturelle : de grands bocaux en verre remplis de plantes séchées soigneusement récoltées ou sourcées en agriculture biologique, des huiles essentielles sélectionnées pour leur qualité et leur chémotype précis, des macérats huileux préparés maison, des teintures-mères, des sirops.

Ce que cette démarche a changé dans notre rapport au soin est difficile à résumer en quelques lignes. Je ne parle évidemment pas de remplacer la médecine conventionnelle, qui reste indispensable pour les pathologies sérieuses et les urgences. Mais retrouver des connaissances simples et utiles pour le quotidien change vraiment les choses. Savoir préparer une tisane digestive efficace après un repas lourd, une infusion calmante pour les soirées d’agitation, un baume au calendula pour les petites plaies superficielles, un sirop au thym et au miel pour les bronchites hivernales légères : ce sont des gestes accessibles à tous, avec des plantes peu coûteuses et bien documentées.

L’ortie (Urtica dioica) est l’une de mes plantes préférées : elle pousse partout gratuitement, est l’une des végétaux les plus reminéralisants qui soit (particulièrement riche en fer, calcium, magnésium, silice et vitamines), et ses usages vont de la soupe aux tisanes en passant par les macérats foliaires pour le jardin. Le thym (Thymus vulgaris) est un antiseptique naturel puissant, riche en phénols (thymol, carvacrol) aux propriétés antibactériennes et antivirales bien documentées, précieux pour soutenir le système immunitaire et l’appareil respiratoire en hiver. L’origan sauvage partage des propriétés similaires. La mélisse (Melissa officinalis) est une alliée incomparable pour les états anxieux légers et les troubles digestifs liés au stress. La valériane (Valeriana officinalis) est l’une des plantes les mieux documentées scientifiquement pour favoriser l’endormissement sans créer de dépendance. Et le sureau noir (Sambucus nigra), dont les fleurs et les baies sont utilisées depuis l’Antiquité, fait l’objet d’études récentes confirmant son action sur la réduction de la durée des syndromes grippaux.

L’herboristerie connaît un véritable regain d’intérêt en France depuis une quinzaine d’années, porté par le mouvement des médecines naturelles et la redécouverte des savoirs traditionnels. Des formations sérieuses existent, de l’initiation aux cursus longs, dispensées par des herboristes, des naturopathes et des écoles spécialisées. J’adore préparer mes propres mélanges de tisanes selon les saisons, les besoins du moment ou les humeurs. C’est une pratique simple, accessible, économique, et profondément satisfaisante.


La savonnerie maison : autonomie et maîtrise des ingrédients

Je suis également savonnière, et cette compétence s’inscrit parfaitement dans ma démarche d’autonomie. Fabriquer ses propres savons par saponification à froid, c’est maîtriser entièrement ce qu’on applique sur sa peau au quotidien, éliminer les emballages plastique, réduire drastiquement les déchets de salle de bain, et produire des soins de qualité réelle pour une fraction du coût des produits cosmétiques du commerce.

Aujourd’hui, je fabrique mes savons pour le corps et le visage, mes savons ménagers et de vaisselle à froid, ma lessive maison (à base de cendres de bois ou de cristaux de soude et de savon noir), des produits d’entretien pour la maison, et certains soins pour mes chiens. C’est un changement considérable quand on réalise le nombre de produits industriels qu’on peut remplacer avec quelques ingrédients simples, naturels et bien sourcés. Je détaille mes recettes et méthodes dans d’autres articles du blog, et je propose également des ateliers pour ceux qui souhaitent apprendre en pratique.


Les poules : entre contraintes quotidiennes et bonheurs du vivant

Je crois que personne ne m’avait vraiment préparée à ce que représente réellement d’avoir des poules. Sur Instagram, une poule, c’est un animal photogénique qui picote dans un jardin ensoleillé et pond des œufs magnifiques dans un poulailler immaculé. Dans la réalité, c’est un nettoyage du poulailler à intervalles réguliers, une surveillance constante des prédateurs (renards, fouines, rapaces), des soins vétérinaires quand l’une d’elles tombe malade, une gestion de la nourriture et de l’eau par tous les temps, et une obligation de présence quotidienne qui restreint les absences.

Mais alors, pourquoi le refaire ? Parce que les œufs frais du matin, cueillis encore tièdes dans le nid, n’ont rien à voir avec ce qu’on achète en supermarché. La couleur du jaune, sa consistance, son goût : tout est différent. Parce que les poules consomment les restes alimentaires, produisent un fumier excellent pour le potager, et grattent la terre en aerant naturellement les zones qu’on leur laisse explorer. Parce qu’elles obligent à une présence et une attention au vivant qui font du bien, surtout pour les enfants. Et parce qu’il y a quelque chose de profondément ancrant dans le fait de s’occuper d’animaux qui dépendent de vous chaque jour.


L’énergie solaire : commencer petit pour voir grand

Je ne suis pas encore équipée d’une installation photovoltaïque complète, mais j’ai commencé à construire une petite autonomie énergétique de base avec du matériel accessible et peu coûteux : une batterie solaire externe pour recharger les téléphones et les petits appareils, une lampe de camping rechargeable par panneau solaire qui peut tenir plusieurs jours, et un réchaud à gaz en cas de coupure électrique prolongée. Ces équipements représentent un investissement modeste mais apportent déjà une vraie tranquillité d’esprit lors des coupures imprévues, de plus en plus fréquentes avec les épisodes météorologiques extrêmes.

À moyen terme, le projet d’installer des panneaux solaires en autoconsommation sur la maison est bien engagé. Le cadre réglementaire français a considérablement évolué ces dernières années : les installations de moins de 3 kWc en autoconsommation sont simplifiées administrativement, des aides à l’installation existent (prime à l’autoconsommation de l’État, TVA réduite à 10 % pour les installations résidentielles), et les tarifs des panneaux photovoltaïques ont été divisés par cinq en dix ans. L’autoconsommation avec revente du surplus sur le réseau EDF permet d’amortir l’installation en 8 à 12 ans selon l’ensoleillement de la région, ce qui, pour les Landes, est particulièrement favorable. Une batterie domestique de stockage associée aux panneaux permet de conserver l’électricité produite en journée pour la consommer le soir, augmentant significativement le taux d’autoconsommation.


La pêche, ou comment transmettre une compétence

J’ai investi dans du matériel de pêche, avec l’idée d’apprendre à tirer partie des ressources naturelles de notre région, entre rivières, étangs et proximité de l’océan. Dans les faits, c’est surtout mon fils qui apprend à pêcher, parce que je manque clairement du temps pour tout faire moi-même. Mais au fond, c’est peut-être ça aussi l’autonomie : transmettre. Apprendre ensemble. Permettre à un enfant de comprendre d’où peut venir un repas, de développer la patience, l’observation et le respect du milieu naturel. Même imparfaitement. Même en rentrant souvent bredouille.


Ce que j’aimerais construire ensuite

L’autonomie est un chemin sans fin, et c’est précisément ce qui le rend stimulant. Il y a toujours quelque chose à apprendre, à améliorer, à expérimenter. Dans un futur proche, plusieurs projets me tiennent à cœur.

La serre de jardin est en haut de la liste : elle permettra de prolonger les saisons de culture, de démarrer les semis plus tôt au printemps, de protéger les cultures sensibles des épisodes de gel tardif et de produire des légumes méditerranéens (tomates, aubergines, poivrons) dans de meilleures conditions. Une serre tunnel en polycarbonate, bien orientée et bien ventilée, représente un investissement raisonnable pour un gain de productivité très significatif.

Le jardin médicinal est un autre projet qui m’enthousiasme particulièrement : créer un espace dédié aux plantes médicinales utiles au quotidien, avec des espèces bien adaptées au climat landais comme la mélisse, la valériane, l’achillée millefeuille, le souci (calendula), l’échinacée, la lavande, le romarin et l’ortie. Apprendre les macérats glycérinés, les teintures-mères, les baumes et les onguents à base de ces plantes fraîchement récoltées représente une vraie profondeur supplémentaire dans la pratique de l’herboristerie.

Développer davantage la conservation alimentaire par la déshydratation et le fumage, planter encore plus d’arbres fruitiers (chaque arbre bien établi produit pendant des décennies avec peu d’entretien), et construire une petite pharmacie autonome complète avec plantes médicinales, huiles essentielles, matériel de premiers secours et quelques références de formation aux gestes d’urgence font également partie des étapes à venir.


L’autonomie, ce n’est pas devenir survivaliste

Je pense qu’il est important de le redire clairement, parce que la démarche d’autonomie est encore souvent associée dans l’imaginaire collectif à des figures de préparationnistes anxieux qui stockent des armes et attendent la fin du monde. Ce n’est pas du tout ce dont je parle ici.

Ma démarche est motivée par des choses beaucoup plus simples et beaucoup plus joyeuses : retrouver des savoir-faire qui avaient une valeur réelle et qui ont été perdus en deux ou trois générations, moins dépendre des grandes chaînes de distribution industrielle pour l’essentiel, apprendre à faire par soi-même les choses qui peuvent l’être, redevenir un peu plus résilient face aux aléas de la vie. Et surtout, avancer sans pression, sans culpabilité, à son propre rythme.

Parce qu’on ne devient pas autonome en six mois. On apprend, on rate, on recommence. On regarde un potager envahi d’herbes en se disant qu’on fera mieux l’année prochaine. On rate un bocal de conserve. On perd une poule. Et puis on replante, on re-met en bocal, on recommence à observer. Et chaque petite étape construite, même imparfaitement, est une vraie victoire.

Et vous ? Avez-vous déjà commencé à mettre en place certaines choses pour gagner en autonomie ou en résilience au quotidien ? Partagez vos expériences en commentaire, j’adorerais savoir par où vous avez commencé.


Sources & références

Sur la conservation et la lactofermentation :
Katz, S.E. The Art of Fermentation, Chelsea Green Publishing, 2012. La référence mondiale sur tous les procédés de fermentation alimentaire.
Guillemot, M. & Rerolle, C. Lacto-fermentation, Ulmer, 2018. Guide pratique francophone accessible aux débutants.

Sur les plantes médicinales :
Fleurentin, J. Du bon usage des plantes qui soignent, Ouest-France, 2016. Référence francophone rigoureuse et accessible sur l’usage des plantes médicinales.
Morel, J.M. Traité pratique de phytothérapie, Grancher, 2008.
European Medicines Agency (EMA), monographies sur les plantes médicinales (sureau, valériane, thym, mélisse) : ema.europa.eu

Sur le pain au levain naturel :
Kayser, E. Le Larousse du pain, Larousse, 2013.
Gobbetti, M. & Gänzle, M. (eds.), Handbook on Sourdough Biotechnology, Springer, 2013. Référence scientifique sur la fermentation au levain et ses effets nutritionnels.

Sur l’énergie solaire en autoconsommation :
ADEME, Le photovoltaïque en autoconsommation individuelle, guide pratique 2023 : ademe.fr
Ministère de la Transition Écologique, Prime à l’autoconsommation et cadre réglementaire des installations photovoltaïques résidentielles : ecologie.gouv.fr

Sur la gestion de l’eau et la récupération des eaux de pluie :
ADEME, La récupération de l’eau de pluie, fiche technique : ademe.fr
Arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, Journal Officiel de la République Française.

Sur la permaculture et les jardins nourriciers :
Holmgren, D. Permaculture : Principles and Pathways Beyond Sustainability, Holmgren Design Services, 2002. Traduction française : Permaculture, Passerelle Éco, 2014.
Fortier, J.M. Le jardinier-maraîcher, Écosociété, 2012. Référence francophone pour le maraîchage biologique à petite échelle.

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