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	<title>Archives des Chroniques d&#039;une Neurodivergente - Miss Purplegreen Blog | Le blog de la femme prévoyante.</title>
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	<description>Faites des économies avec des conseils simples pour une vie saine &#38; autonome!</description>
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		<title>La Charge Mentale des Femmes en France : Le Poids Invisible Qui Pèse sur Leur quotidien.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miss Purple Green]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 10:31:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques d'une Neurodivergente]]></category>
		<category><![CDATA[Eductation Bienveillante]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé & bien-être au naturel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque matin, Layla se réveille avec une liste déjà bien trop longue dans sa tête : « penser au rendez-vous médicaux des enfants, acheter le lait bio, ne pas oublier les carnets de santé, régler la facture d’électricité, réserver les vacances… et au passage, ne pas oublier de sourire ». Comme beaucoup de femmes en [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://misspurplegreen.com/la-charge-mentale-des-femmes-en-france-le-poids-invisible-qui-pese-sur-leur-quotidien/">La Charge Mentale des Femmes en France : Le Poids Invisible Qui Pèse sur Leur quotidien.</a> est apparu en premier sur <a href="https://misspurplegreen.com">Miss Purplegreen Blog | Le blog de la femme prévoyante.</a>.</p>
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<p>Chaque matin, Layla se réveille avec une liste déjà bien trop longue dans sa tête : « penser au rendez-vous médicaux des enfants, acheter le lait bio, ne pas oublier les carnets de santé, régler la facture d’électricité, réserver les vacances… et au passage, ne pas oublier de sourire ». </p>



<p>Comme beaucoup de femmes en France, elle cumule les casquettes : <strong>mère, salariée, organisatrice, gestionnaire</strong>, souvent sans que personne ne voie vraiment l’effort que cela représente, et avec pas ou peu d&rsquo;aide de son entourage.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>1.Qu’est-ce que la charge mentale ?</strong></h3>



<p>La charge mentale n’est pas seulement le fait de réaliser des tâches, mais <strong>de penser à tout ce qui doit être fait</strong> : anticiper, planifier, organiser, se souvenir, même de ce qu’on n’a pas encore commencé. C’est <strong>un travail invisible permanent</strong>, souvent attribué aux femmes même lorsque les deux partenaires travaillent à plein temps.&nbsp;</p>



<p><strong>📊 Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes</strong></p>



<p><strong>💼 a. Les femmes portent une charge mentale plus élevée que les hommes</strong></p>



<p>✔️ En France, <strong>67 % des femmes déclarent ressentir une charge mentale personnelle élevée</strong>, contre 57 % des hommes.&nbsp;</p>



<p>✔️ Parmi les femmes avec enfants de moins de 14 ans, <strong>82 % ressentent cette charge</strong>, contre 65 % des hommes dans la même situation.&nbsp;</p>



<p>✔️ La gestion de l’éducation des enfants est déclarée comme une responsabilité plus souvent féminine (81 % contre 66 % chez les hommes).&nbsp;</p>



<p><strong>🧹 b. Répartition des tâches domestiques</strong></p>



<p>✔️ Selon certaines enquêtes, les femmes assument <strong>la majorité des tâches domestiques dans 63,5 % des cas</strong>, et près de <strong>75 % d’entre elles gèrent seules l’organisation du quotidien familial</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong>🧠 c. Impact sur la santé mentale et professionnelle</strong></p>



<p>✔️ Une très grande majorité des femmes estime que cette charge mentale <strong>freine leur progression professionnelle</strong> (92,5 %).&nbsp;</p>



<p>✔️ Près de <strong>50 % déclarent avoir déjà vécu un burn-out ou une dépression liée à cette surcharge</strong>.&nbsp;</p>



<p>✔️ Et <strong>plus de 50 % des femmes ressentent du stress ou de l’angoisse au quotidien</strong>.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">2.<strong>La double journée des femmes aujourd’hui</strong></h3>



<p>Quand ton homme rentre de sa journée de boulot et qu&rsquo;il s&rsquo;étale dans le canapé ou passe direct les pieds sous la table, ta deuxième journée à toi « Miss », continue (oui parcequ&rsquo;elle a aussi déjà commencé avant d&#8217;embaucher!). Et oui, même lorsqu’elles travaillent souvent 35 à 40 h par semaine, comme c’est mon cas, les femmes ne rentrent pas chez elles pour se reposer. Elles passent leur “deuxième journée” à :</p>



<p>• gérer <strong>le ménage, le linge, les repas</strong>,</p>



<p>• faire les <strong>courses</strong>,</p>



<p>• organiser <strong>le budget</strong>,</p>



<p>• coordonner <strong>les rendez-vous médicaux</strong>, les activités extrascolaires, les devoirs,</p>



<p>• planifier les <strong>vacances</strong>, les imprévus (grèves scolaires, enfants malades)…</p>



<p>et souvent <strong>penser à ce que tout le monde pense</strong> (anniversaires, cadeaux, rendez-vous, papiers administratifs).</p>



<p>Cette capacité à <strong>tout anticiper, tout retenir, tout synchroniser</strong> est épuisante, invisible, et rarement reconnue à sa juste valeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3.<strong>L&rsquo;obligation de perfection sociétale</strong></h3>



<p>La société attend de la femme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;elle fasse tout cela, et qu&rsquo;elle soit également impeccable physiquement, qu&rsquo;elle colle à la vision véhiculée dans les médias, sur les réseaux, etc&#8230;. Souvent son conjoint est également très dur sur ces points là, et n&rsquo;a aucune gratitude. Alors qu’on te demande d’être, impeccable, bien habillée, relaxée, en forme, épanouie, souriante…il ne reste souvent <strong>aucun moment pour soi</strong>, se ressourcer ou penser à ce dont on a envie dans la vie.</p>



<p>Ce contraste entre les attentes, sociales, familiales, parfois même celles du conjoint, et la réalité quotidienne conduit de nombreuses femmes à <strong>négliger leur santé mentale et physique</strong>, jusqu’à l’épuisement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>4.Outils et astuces pour mieux s’organiser</strong></h3>



<p>Je suis loin de l&rsquo;égalité des taches à la maison, mais j&rsquo;ai quand même réussi à diminuer cette pression permanente sur mes épaules. Voici des solutions concrètes, simples que j&rsquo;ai mis en place pour alléger ma charge mentale :</p>



<p><strong>📱 Applications partagées utiles</strong> (Pour éviter de coller des post-it partout dans la maison!!)</p>



<p>✔️ <strong>FamilyWall</strong> – pour centraliser les tâches familiales, les documents, listes de courses, recettes, budgets, plannings et les calendriers.</p>



<p>Chaque membre de la famille la télécharge sur son téléphone et se crée un compte. Certaines fonctionnalités sont gratuites, comme le calendrier, la liste de course, d&rsquo;autres sont payantes mais tout à fait accessibles. </p>



<p>Il existe aussi, mais je n&rsquo;ai pas testé car Familywall nous convient très bien :</p>



<p>✔️ <strong>Google Agenda partagé</strong> – pour que chacun visualise les rendez-vous et responsabilités.</p>



<p>✔️ <strong>Bring!, Outy ou AnyList</strong> – pour créer des listes de couses collaboratives.</p>



<p>✔️ <strong>Cozi</strong> – agenda familial, listes de tâches et de courses, et partage entre membres du foyer.</p>



<p><strong>🛋️ Organisation pratique</strong></p>



<p>• <strong>Déléguer certaines tâches</strong> à Monsieur et aux enfants qui grandissent. En effet, pour l&rsquo;enfant, cela fait partie de l&rsquo;éducation à l&rsquo;autonomie avant de quitter le nid, et pour Monsieur, cela lui donne conscience de tout ce que vous devez faire dans une journée en plus de votre travail. Pour motiver les enfants, certaines de mes amies ont même mis en place pour leurs enfants un barème de récompenses en fonction des corvées ou tâches effectuées. </p>



<p>• <strong>Partager un calendrier familial</strong> afin que chacun voit les activités et responsabilités (pour moi avec FamilyWall).</p>



<p>• <strong>Créer des routines claires</strong>, pour moi qui suis autiste et TDAH c&rsquo;est obligatoire car je ne peux malheureusement pas faire sans. Mais c&rsquo;est bien plus pratique pour tout le monde (repas, corvées, suivi enfants).</p>



<p>• <strong>Externaliser</strong> quand c&rsquo;est possible financièrement, ce qui peut être externalisé (baby-sitting, aides à domicile, services ponctuels).</p>



<p>• <strong>Préparer à l’avance</strong> ce qui peut l’être comme les menus de la semaine (voir mon article sur le batchcooking pour cuisiner en 2h pour toute la semaine!).</p>



<p><strong>💬 Apprendre à dire NON</strong></p>



<p>Dire non n’est pas un signe de faiblesse, mais <strong>un acte de préservation</strong>. Il y a un moment, ou <strong>je ne peux plus</strong>, soit je deviens infecte et j&rsquo;hurle à tout va pour un rien (ce fameux moment où ton mec te demande si tu as tes règles!), soit je dis NON STOP et débrouillez-vous!&#8230;. La vérité, c&rsquo;est que ce moment ne devrait jamais arriver, car il est déjà trop tard question <strong>surmenage et stress</strong>. Il faudrait être aidée avant, ou savoir dire non plus tôt. </p>



<h3 class="wp-block-heading">5.<strong>Le rôle essentiel du soutien social</strong></h3>



<p>La plupart du temps, quand je suis à bout, je trouve du réconfort à échanger avec mes amies femmes. Un moment entre « Desperate Housemums » (comme je les appelle), cela fait du bien, car cela nous montre que nous ne sommes pas seule face à la surcharge mentale. Cela n&rsquo;améliore pas la situation pour autant, mais cela permet de se sentir moins seule, parfois de trouver des solutions, et <strong>souvent</strong> de rire de certaines anecdotes surréalistes&#8230;.</p>



<p>Quoiqu&rsquo;il en soit, avec un spécialiste type psychiatre ou psychologue, ou bien des amies, des voisins, ou des groupes de femmes qui vivent des situations similaires, <strong>il faut savoir échanger pour se décharger </strong>et :</p>



<p>• offrir un espace d’écoute,</p>



<p>• inspirer des stratégies d’organisation,</p>



<p>• réduire le sentiment d’isolement.</p>



<p>Parce que <strong>comprendre qu’on n’est pas seule</strong> à vivre cette pression invisible, c’est déjà une première étape vers un quotidien plus léger.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion</strong></h3>



<p>Les femmes d’aujourd’hui, solos ou en couple,  sont <strong>des super-women du quotidien</strong>. Elles travaillent, organisent, anticipent, veillent et protègent par instinct et sans attendre de contrepartie. Et souvent, elles n&rsquo;ont aucune reconnaissance, et <strong>elles oublient de s’occuper d’elles-mêmes</strong>.</p>



<p>👉 La <strong>charge mentale</strong> n’est pas uniquement un problème personnel, mais un enjeu <strong>social, culturel et économique</strong> qui mérite d’être reconnu, discuté et partagé.</p>



<p>👉 L’important n’est pas d’atteindre la perfection, mais de <strong>trouver un équilibre plus juste</strong>, ensemble, en famille, et avec des outils pratiques qui peuvent permettre de déléguer et de reposer un peu la machine à penser.</p>
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		<title>Le vilain petit canard : Quand ton handicap devient une force.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miss Purple Green]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 12:15:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques d'une Neurodivergente]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mémoire et scolarité : le sentiment d’être un OVNI Aussi loin que remonte ma mémoire, et il faut dire qu’elle est très saccadée, je me suis toujours sentie comme un OVNI dans ma propre vie. Déjà petite, je restais souvent dans mon coin, à observer les gens avant de m’approcher… ou de les laisser s’approcher. [&#8230;]</p>
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<p><strong>Mémoire et scolarité : le sentiment d’être un OVNI</strong></p>



<p>Aussi loin que remonte ma mémoire, et il faut dire qu’elle est très saccadée, je me suis toujours sentie comme un OVNI dans ma propre vie.</p>



<p>Déjà petite, je restais souvent dans mon coin, à observer les gens avant de m’approcher… ou de les laisser s’approcher. Cela me permettait de voir si nous partagions les mêmes valeurs, afin d’anticiper une éventuelle compatibilité avec moi. Probablement par peur d’être déçue ou trompée.</p>



<p>J’ai des souvenirs parfois très marqués, parfois transformés, voire faux, et d’autres périodes de ma vie sont de véritables trous noirs. Cette mémoire m’a toujours fait défaut, surtout à l’école, tout au long de ma scolarité.</p>



<p>J’ai toujours entendu dire : <em>« la mémoire, ça se travaille »</em>, <em>« si tu travailles bien, tu y arriveras »</em>.</p>



<p>Sauf que je n’y suis jamais arrivée avec brio, malgré d’énormes efforts, beaucoup de temps passé à travailler, et un sacré paquet de crises de nerfs à mon actif.</p>



<p>Quand je devais travailler deux fois plus longtemps que les autres pour obtenir une note deux fois moins élevée, cela me paraissait profondément injuste. Je me disais que j’étais moins intelligente que les autres, que ce n’était pas juste.</p>



<p>La réussite scolaire était très importante dans ma famille, et je n’étais clairement pas à la hauteur.</p>



<p><strong>Le décrochage scolaire</strong></p>



<p>Quand j’étais enfant, j’étais scolarisée dans une petite école catholique. Nous portions l’uniforme et la blouse. Nos journées commençaient toujours par des prières.</p>



<p>Le système ressemblait un peu au Montessori : nous étions classés par tables de niveau, mais tous dans la même pièce.</p>



<p>Cette école a fermé lorsque j’étais en CM1. J’ai donc dû changer d’établissement pour une école privée beaucoup plus grande, où cette fois chaque classe était séparée dans une salle différente. J&rsquo;ai du arrêter le piano, alors que cet instrument me passionné, et j&rsquo;ai très très mal supporté ce changement. Je me suis sentie très triste et incomprise, et me ré adapter à un nouvel environnement a été très couteux psychologiquement. J&rsquo;étais très déprimée et je pleurais beaucoup en cachette. </p>



<p>C’est là, selon moi, que mes véritables problèmes scolaires ont commencé.</p>



<p>Mon niveau en orthographe était alarmant. Mes parents ont été convoqués à plusieurs reprises. Il a finalement été décidé que je prendrais des cours de rattrapage le soir pour tenter de remonter ce niveau catastrophique avant l’entrée en 6e.</p>



<p>L’enseignante qui s’occupait de moi après l’école a été une véritable bouée de sauvetage. Quand je me sentais nulle, elle savait me redonner confiance. Voyant que j’avais énormément de mal à retenir les choses, elle avait mis l’accent sur les règles grammaticales de base et m’avait fourni des moyens mnémotechniques de relecture à appliquer systématiquement pour limiter mes erreurs dites « d’étourderie ».</p>



<p>À cette époque-là, seul l’orthographe posait réellement problème.</p>



<p>On me demandait de lire sans arrêt, prétextant que cela améliorerait mon niveau. Ma mère m’avait même abonnée à un système où je recevais un livre différent chaque mois.</p>



<p>Mais la lecture était très compliquée pour moi. J’étais incapable de me concentrer sur plusieurs pages d’affilée. Pire encore : je ne retenais absolument rien de ce que je lisais. Lire me donnait envie de dormir. J’avais l’impression que les lettres se chevauchaient. Et comme je n&rsquo;avais pas choisi mes livres, ils ne m&rsquo;intéressaient pas.</p>



<p>En 6e, j’ai survécu tant bien que mal, avec des notes très moyennes malgré un temps de travail conséquent et des efforts qui me semblaient immenses.</p>



<p><strong>La chute en 5e : quand tout bascule</strong></p>



<p>C’est en 5e que tout a basculé.</p>



<p>J’ai commencé à perdre pied dans plusieurs matières, notamment en mathématiques. Mes moyennes, déjà très fragiles, se sont effondrées pour ne plus jamais remonter.</p>



<p>Je travaillais des heures et des heures pendant que les autres jouaient. J’écrivais pour tenter d’entrer les choses dans ma mémoire, en vain. Je comprenais les règles, les démonstrations, j’apprenais mes leçons en écrivant encore et encore… mais rien n’y faisait. Les notes restaient catastrophiques.</p>



<p>Les remarques sur mes copies étaient toujours les mêmes :</p>



<p><em>« Élève sérieuse mais beaucoup d’étourderies »</em></p>



<p><em>« Manque de concentration »</em></p>



<p>Je ne voulais pas décevoir mes parents, qui répétaient sans cesse que quand on travaille sérieusement, les résultats finissent par arriver. Alors je fournissais toujours plus d’efforts, plus d’heures de travail, jusqu&rsquo;à épuisement, crises de nerfs et sans jamais voir les notes remonter.</p>



<p>J’avais pourtant une ambition : devenir médecin comme mon père 5légiste pour ma part, car je trouvais les morts moins embêtants que les vivants!). J’étais fascinée par le corps humain et son fonctionnement. Mais j’ai très vite compris que ce ne serait pas possible pour moi…</p>



<p><strong>Trouver sa place… en créant un personnage</strong></p>



<p>C’est à cette période que j’ai commencé à trouver la vie difficile, injuste, et franchement dénuée d’intérêt.</p>



<p>Quoi que je fasse, ce n’était jamais suffisant.</p>



<p>Je passais des heures assise sur un banc, seule à observer les autres élèves. Parfois je jouais avec les copines, parfois je préférais rester seule.</p>



<p>Les gens me trouvaient bizarre. Alors j’ai décidé de leur donner de bonnes raisons.</p>



<p>J’étais toujours habillée en noir. On m’appelait « la sorcière » ou « Mercredi Addams ». J’avais du bagou, je ne me laissais pas embêter. Créer un personnage sombre, mystérieux et incontrôlable m’a permis de rester en paix toute ma scolarité. Personne ne m&rsquo;a jamais harcelée, je faisais peur aux gens et cela me convenait très bien. J&rsquo;avais quelques amis triés sur le volet, et souvent aussi bizarres que moi.</p>



<p>D’autres se faisaient harceler. Pas moi. Je passais donc une grande partie de mes récréations à défendre les laissés-pour-compte.</p>



<p>Je me posais déjà des questions existentielles qui, je le voyais bien, n’étaient absolument pas d’actualité pour les autres ados de mon âge. La principale : Pourquoi j&rsquo;existe pour être témoin d&rsquo;autant de souffrance et d&rsquo;incohérence dans ce monde ?</p>



<p><strong>Une vision du monde déjà en décalage</strong></p>



<p>Pour moi, la vie était une souffrance, une lutte permanente.</p>



<p>Passer mes journées assise entre quatre murs à apprendre des choses qui, pour la plupart, ne m’intéressaient pas était extrêmement compliqué.</p>



<p>Tout ça pour quoi ?</p>



<p>Trouver un travail, repasser sa vie entre quatre murs pour gagner de l’argent, payer un logement, manger, consommer… et finalement ne rien faire de sa vie ?</p>



<p><strong>L’orientation : la première lueur de sens</strong></p>



<p>Arrivée en 3e, s’est posée la question de l’orientation.</p>



<p>J’ai effectué mon stage d’immersion chez un opticien indépendant, chez qui ma mère était cliente. Et là, ce fut un véritable coup de foudre.</p>



<p>Un métier aux multiples facettes :</p>



<p>• un côté technique et manuel (atelier, soudures, taille des verres),</p>



<p>• un côté mode et création (formes, styles, couleurs),</p>



<p>• un côté médical presque magique : redonner une bonne vision aux gens.</p>



<p>Et seulement deux ans d’études après le bac.</p>



<p>Un métier qui avait du sens pour moi.</p>



<p>Mais en fin d’année, on m’a proposé une orientation en BEP/CAP, précisant que j&rsquo;avais des capacités intellectuelles limitées&#8230;. Les professeurs ont expliqué à mes parents que je n’avais pas le niveau requis pour une seconde générale, et encore moins pour un bac scientifique.</p>



<p>Mes parents ont refusé cette proposition d&rsquo; orientation précoce. Avec le recul, je pense qu’ils n’avaient pas tort : à 14 ans, on est encore bien jeune pour figer son avenir.</p>



<p>J’ai obtenu mon brevet des collèges. Ma première vraie récompense.</p>



<p><strong>Le lycée : persévérer coûte que coûte</strong></p>



<p>Sans surprise, la seconde générale a été un véritable calvaire.</p>



<p>Mais j’avais un objectif : obtenir un bac scientifique et devenir opticienne.</p>



<p>Je n’arrivais jamais à noter tout ce qui était dit en cours. Me concentrer pour écouter et écrire en même temps était extrêmement difficile. Je passais donc mes récréations à recopier les cahiers des premiers de la classe.</p>



<p>Encore une fois, je voyais bien que je ne fonctionnais pas comme les autres. Mais je n’avais pas le choix : il fallait m’adapter pour ne pas sombrer, assurer mon avenir et ne pas décevoir mes parents.</p>



<p>Les années suivantes ont été une succession de moyennes fragiles, d’encouragements tièdes et de phrases assassines :</p>



<p><em>« Élève sérieuse mais niveau insuffisant »</em></p>



<p>On m’a proposé des redoublements, des réorientations. On m’a répété que je n’avais rien à faire là. Un enseignant m’a même dit que ma place était en BEP CAP coiffure.</p>



<p>Ils avaient raison : j’ai raté mon bac. La première fois.</p>



<p>Mais j’étais au rattrapage. Encore une fois, grâce au travail acharné.</p>



<p>J’ai redoublé ma terminale et obtenu enfin ce fichu bac, indispensable pour mon BTS d’optique.</p>



<p><strong>L’école d’optique et le chantage financier</strong></p>



<p>J’ai intégré une école privée d’optique, malgré un dossier très moyen.</p>



<p>Là encore, le calvaire a continué. Beaucoup de calculs. Beaucoup trop pour moi. Et une pression financière énorme : 8 000 € l’année, plus le logement, la nourriture, les transports…</p>



<p>Je plafonnais à 9,5 de moyenne. On m’a proposé de redoubler.</p>



<p>Un redoublement à 8 000 €.</p>



<p>J’ai demandé à redoubler dans le public, plus près de chez moi. Refus catégorique : <em>« C’est nous qui payons, tu n’as pas ton mot à dire ».</em></p>



<p>Ce jour-là, ils ont réveillé ma spirale d’indépendance.</p>



<p><strong>L’alternance : enfin respirer</strong></p>



<p>J’ai décidé de rentrer chez moi et de finir mon diplôme en alternance.</p>



<p>J’ai préparé un CV, enfilé une robe bohème blanche, et fait le tour des magasins.</p>



<p>Après plusieurs refus, je suis entrée dans un grand magasin de centre commercial. J’ai demandé à voir le patron. Il m’a demandé :</p>



<p><em>« Pourquoi devrais-je vous embaucher ? »</em></p>



<p>Je lui ai dit la vérité.</p>



<p>Deux jours plus tard, il me rappelait.</p>



<p><em>« Je n’ai besoin de personne, mais votre personnalité et votre motivation m’ont convaincu. »</em></p>



<p>Deux jours par semaine à l’école, le reste sur le terrain, à apprendre du concret, à bouger, avec un salaire à la clé.</p>



<p>Enfin.</p>



<p><strong>Aujourd’hui : comprendre, déculpabiliser, avancer</strong></p>



<p>J’en ai longtemps voulu, et je leur en veux encore parfois, à certains enseignants.</p>



<p>Certains m’ont portée, adaptée, comprise. D’autres m’ont humiliée, rabaissée, et ont voulu décider à ma place de ce dont j’étais capable.</p>



<p>L’école a été une véritable torture morale. J’y ai perdu une grande partie de ma confiance en moi.</p>



<p>Mais paradoxalement, c’est aussi grâce à ces épreuves que j’ai appris à me dépasser.</p>



<p>À 43 ans, grâce à une bonne psychiatre, j’ai entrepris des tests.</p>



<p>Le verdict est tombé : <strong>surdouance, TDAH et autisme Asperger</strong>.</p>



<p>Tout a pris sens. Et surtout, j&rsquo;ai découvert que je n&rsquo;étais pas stupide, bien au contraire!</p>



<p>J’ai enfin trouvé la notice de fonctionnement de moi-même.</p>



<p>Aujourd’hui, je comprends.</p>



<p>Je déculpabilise.</p>



<p>Et je mesure à quel point être bien accompagné change tout pour sortir d’une dépression qui semblait sans fin… et sans cause apparente. </p>



<p></p>
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		<title>TDAH et Autisme : Quand « masquer » sauve l’apparence… mais use l’intérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miss Purple Green]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 11:42:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques d'une Neurodivergente]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le phénomène du masking chez les femmes : pourquoi il complique le diagnostic du TDAH et de l’autisme — et comment il mène à l’épuisement et à l’errance médicale Beaucoup de femmes présentent aujourd’hui des troubles neurodéveloppementaux (TDAH, trouble du spectre de l’autisme — TSA) mais sont diagnostiquées plus tard que les hommes, ou ne [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le phénomène du masking chez les femmes : pourquoi il complique le diagnostic du TDAH et de l’autisme — et comment il mène à l’épuisement et à l’errance médicale</strong></p>



<p>Beaucoup de femmes présentent aujourd’hui des troubles neurodéveloppementaux (TDAH, trouble du spectre de l’autisme — TSA) <strong>mais sont diagnostiquées plus tard</strong> que les hommes, ou ne le sont pas du tout. Une des explications majeures identifiée par la recherche est le <strong>masking</strong>, aussi appelé <em>camouflaging</em> ou <em>social camouflaging</em>, c’est-à-dire l’ensemble des stratégies conscientes ou inconscientes que certaines personnes mettent en place pour dissimuler leurs traits neurodivergents et « rentrer dans la norme ». Ces stratégies permettent souvent de mieux s’adapter dans la vie sociale, scolaire ou professionnelle… au prix d’un coût psychologique important. C&rsquo;est ce qui m&rsquo;est arrivé pendant 43 ans!</p>



<p><strong>1) Qu’est-ce que le masking (camouflaging) exactement ?</strong></p>



<p>Le <em>masking</em> regroupe des comportements comme :</p>



<p>• <strong>imiter</strong> des expressions faciales, des mimiques ou des gestes « attendus »,</p>



<p>• <strong>réprimer</strong> des stims (comportements répétitifs apaisants),</p>



<p>• <strong>préparer</strong> et répéter des répliques sociales,</p>



<p>• <strong>surinvestir</strong> dans la lecture des codes sociaux (mimétisme),</p>



<p>• <strong>minimiser</strong> ses propres difficultés (expliquer des problèmes par le stress, la fatigue, etc.).</p>



<p>Ces stratégies peuvent être <strong>délibérées</strong> (je fais un effort pour « faire comme si ») ou <strong>automatiques</strong> (habitudes façonnées depuis l’enfance, ce qui est complétement mon cas). Les chercheur·se·s ont développé des outils pour mesurer ces comportements (par exemple le <strong>CAT-Q</strong>, Camouflaging Autistic Traits Questionnaire).&nbsp;</p>



<p><strong>2) Pourquoi le masking est-il plus fréquent chez les femmes ?</strong></p>



<p>Chez les femmes, plusieurs facteurs se conjuguent :</p>



<p>• <strong>Normes sociales genrées</strong> : les filles et les femmes sont souvent socialisées à être « agréables », conciliantes, attentives aux émotions d’autrui — des attentes qui favorisent l’apprentissage du camouflage. Pour ma part, j&rsquo;ai été éduquée dans une petite école catholique avec uniforme, règles strictes, et aucun débordement n&rsquo;était toléré. J&rsquo;ai donc été dans l&rsquo;obligation de me fondre dans la masse très tôt sur beaucoup d&rsquo;aspects comme la politesse, la retenu en publique, etc&#8230;</p>



<p>• <strong>Critères de diagnostic historiquement masculins</strong> : les descriptions classiques du TSA et du TDAH ont été établies à partir d’études majoritairement masculines, ce qui favorise la reconnaissance des profils « typiques » masculins mais laisse moins de place aux présentations féminines (plus internalisées, moins hyperactives).</p>



<p>• <strong>Compensations et stratégies adaptatives</strong> : beaucoup de femmes développent tôt des stratégies pour compenser les difficultés, ce qui masque la sévérité apparente du trouble aux yeux des proches et des professionnels.</p>



<p>La recherche documente que ces mécanismes contribuent à <strong>des diagnostics retardés</strong> et à des prises en charge incomplètes.&nbsp;</p>



<p><strong>3) Le masking : une solution coûteuse — comment il mène à l’épuisement</strong></p>



<p>Masquer en permanence demande une dépense cognitive et émotionnelle élevée : hypervigilance, contrôle des réponses, suppression de besoins sensoriels et émotionnels. À la longue, cela se traduit par :</p>



<p>• <strong>fatigue chronique</strong> et sentiment d’épuisement (burnout/cognitive/emotional burnout),</p>



<p>• <strong>perte d&rsquo;identité </strong>(difficulté à savoir qui l’on est sans le « masque »),</p>



<p>• <strong>augmentation du stress et de l’anxiété</strong>.</p>



<p>Plusieurs études et revues montrent une association entre niveaux élevés de camouflaging et des indices plus élevés d’anxiété, de détresse et de symptômes dépressifs. Le camouflaging est donc considéré comme un facteur de risque pour le <strong>burnout autistique</strong> et pour l’épuisement psychique.&nbsp;</p>



<p><strong>4) Du masking à la dépression — un parcours fréquent et mal repéré</strong></p>



<p>Le processus se déroule souvent ainsi :</p>



<p>1. <strong>Masquage prolongé</strong> depuis l’enfance ou l’adolescence pour « ressembler » aux pairs.</p>



<p>2. <strong>Accumulation de fatigue émotionnelle</strong> et cognitive.</p>



<p>3. <strong>Surgissement d&rsquo;épisodes dépressifs</strong> à répétition (ou d’anxiété sévère) lorsque les ressources se tarissent (par exemple après un événement stressant, un changement de vie, ou juste l’effet cumulatif).</p>



<p>4. <strong>Consultation médicale</strong> pour dépression/anxiété — on traite souvent les symptômes par antidépresseurs ou anxiolytiques sans explorer systématiquement la possibilité d’un TDAH/TSA sous-jacent.</p>



<p>Or si la <strong>cause profonde</strong> (le trouble neurodéveloppemental+le masking) n’est pas identifiée, le traitement symptomatique isolé (antidépresseurs seuls, ou thérapies non adaptées) peut apporter <strong>un soulagement partiel</strong>, mais <strong>ne résout pas la source</strong> de l’épuisement : la nécessité permanente de camoufler et d’adapter son comportement. On entre alors dans une spirale sans fin de Up &amp; Down&#8230; Les études qualitatives et quantitatives montrent que ce parcours mène fréquemment à une <strong>errance de diagnostique</strong>, des années d’aller-retour entre spécialistes, mauvaises étiquettes (trouble de l’humeur seul, trouble de la personnalité, burn-out générique), et manque d’accompagnement adapté.&nbsp;</p>



<p><strong>5) Conséquences cliniques et sociales de cette errance</strong></p>



<p>• <strong>Soins inadaptés</strong> : prescription d’antidépresseurs sans interventions psychoéducatives, sans ajustements environnementaux ou sans prise en compte de la gestion sensorielle/structurelle.</p>



<p>• <strong>Sentiment d’incompréhension</strong> et stigmatisation : la personne se sent mal comprise par le système de soin.</p>



<p>• <strong>Retard dans l’accès à des aides concrètes</strong> (aménagements professionnels, stratégies d’auto-prise en charge, groupes de pair·e·s, thérapies ciblées).</p>



<p>• <strong>Risque suicidaire accru</strong> : la littérature signale des taux plus élevés d’idées suicidaires dans les populations autistes et dans celles avec comorbidités non traitées — ce qui rend cruciale la reconnaissance précoce et globale des difficultés.&nbsp;</p>



<p><strong>6) Que peuvent faire les professionnel·le·s de santé ? (recommandations pratiques)</strong></p>



<p>1. <strong>Questionner sur le masking</strong> : poser des questions sur les stratégies d’adaptation sociales (préparation des interactions, imitation, suppression de stims) lors des bilans cliniques. L’utilisation d’outils comme le CAT-Q (<em>Questionnaire sur les Traits Autistiques de Camouflage</em> ) peut aider.&nbsp;</p>



<p>2. <strong>Adopter une grille d’évaluation sensible au genre</strong> : reconnaître que les manifestations du TDAH/TSA diffèrent parfois selon le genre et que les critères « classiques » peuvent manquer des formes internalisées.&nbsp;</p>



<p>3. <strong>Ne pas se contenter d’un traitement symptomatique</strong> : devant une dépression récurrente, penser à rechercher des facteurs neurodéveloppementaux sous-jacents, surtout en cas d’histoire de « suradaptation », de difficultés scolaires ou de régulation sensorielle.&nbsp;</p>



<p>4. <strong>Proposer des approches multimodales</strong> : informations, psychoéducation, aménagements pratiques (temps, environnement, gestion sensorielle), thérapies adaptées, et médication ciblée si besoin.</p>



<p>5. <strong>Valoriser le récit patient</strong> : laisser la place aux descriptions subjectives (quand et comment la personne se sent obligée de masquer) et prendre en compte l’impact fonctionnel plutôt que de se limiter à des listes de symptômes.</p>



<p><strong>7) Et si tu te reconnais dans ce parcours : quoi faire ?</strong></p>



<p>• <strong>Evoquer de masking</strong> avec un professionnel de la santé mentale (même si tu as l’impression d’avoir « réussi » à t’adapter).</p>



<p>• <strong>Demander un bilan neuropsy sérieux</strong> (psychologue clinicien·ne, psychiatre spécialisé, centres ressources) si l’épuisement, l’anxiété ou la dépression persistent malgré des traitements.</p>



<p>• <strong>Chercher de la psychoéducation</strong> : comprendre ce qu’est le TDAH/TSA permet souvent d’ajuster le quotidien et de diminuer la culpabilité.</p>



<p>• <strong>Trouver un·e clinicien·ne qui connaît la neurodiversité</strong> : la qualité de l’écoute et la prise en compte des stratégies de camouflages font souvent la différence.</p>



<p>• <strong>Groupes de pairs</strong> : échanger avec d’autres femmes/neurodivergentes peut aider à défaire l’isolement et à découvrir des stratégies d’adaptation plus saines (diminuer progressivement le masking, poser des limites, aménager son environnement).</p>



<p><strong>8) Reconnaître pour mieux soigner</strong></p>



<p>Le masking est à la fois une <strong>stratégie d’adaptation</strong> qui a permis à beaucoup de survivre socialement et une <strong>source d’usure</strong> qui contribue à l’épuisement, à la dépression et à l’errance médicale. Reconnaître l’existence du masking, et son rôle concret dans le retard de diagnostic chez les femmes est indispensable pour proposer des prises en charge justes, holistiques et respectueuses. La médecine gagne énormément à écouter les récits, à s’outiller pour repérer la neurodiversité et à ne pas réduire les épisodes dépressifs à une simple « maladie de l’humeur » sans chercher plus loin.</p>



<p><strong>Références clés (sélection pour aller plus loin)</strong></p>



<p>1. Hull L., Mandy W., &amp; Petrides K. V. <em>Development and validation of the Camouflaging Autistic Traits Questionnaire (CAT-Q)</em>. (2019).&nbsp;</p>



<p>2. Cook J., Ogden J., Leedham A. <em>Camouflaging in autism: A systematic review</em> (2021) — synthèse des preuves sur motivations et conséquences du camouflaging.&nbsp;</p>



<p>3. Alaghband-Rad J., et al. <em>Camouflage and masking behavior in adult autism</em> (2023) — revue sur les conséquences (dépression, anxiété, burn-out) et le retard de diagnostic.&nbsp;</p>



<p>4. Kooij J. J. S., et al. <em>Research advances and future directions in female ADHD</em> (Frontiers, 2025) — sur le retard de diagnostic chez les femmes et les stratégies compensatoires.&nbsp;</p>



<p>5. Gesi C., et al. <em>The Relationship Between Camouflaging and Lifetime …</em> (Brain Sciences, 2025) — étude récente sur le lien entre camouflaging et santé mentale.&nbsp;</p>
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		<title>Comment mon TDAH et mon autisme ont façonné ma vie professionnelle atypique.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miss Purple Green]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 11:11:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment mon TDAH et mon autisme ont façonné ma vie professionnelle atypique. On me demande souvent comment je peux exercer autant d’activités différentes : savonnière artisanale, créatrice d’articles zéro déchet, créatrice de sites internet, community manager, petsitter… tout cela en étant aussi opticienne de formation. Pour certains, cela paraît déroutant ; pour moi, c’est une [&#8230;]</p>
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<p><strong>Comment mon TDAH et mon autisme ont façonné ma vie professionnelle atypique</strong>.</p>



<p>On me demande souvent comment je peux exercer autant d’activités différentes : savonnière artisanale, créatrice d’articles zéro déchet, créatrice de sites internet, community manager, petsitter… tout cela en étant aussi opticienne de formation. Pour certains, cela paraît déroutant ; pour moi, c’est une évidence.</p>



<p>Ma trajectoire professionnelle atypique n’est pas un hasard : elle est profondément liée à mon TDAH et à mon autisme Asperger, deux particularités qui, loin d’être des obstacles, structurent ma manière de travailler, de vivre et de trouver du sens.</p>



<p><strong>Un fonctionnement atypique qui demande… une vie professionnelle atypique</strong></p>



<p>Mon TDAH m’amène à me lasser vite lorsque je répète toujours la même tâche. J’ai besoin de stimulation intellectuelle, de variété, d’apprentissage continu. Multiplier les sources de revenus n’est pas seulement un choix économique : c’est une manière de rester motivée, engagée, vivante dans ce que je fais.</p>



<p>Mon autisme Asperger, lui, s’exprime différemment. Le monde social me demande une énergie considérable. Sortir chaque jour, interagir en permanence, décoder les codes sociaux… tout cela m’épuise. Pour préserver mon équilibre, je privilégie donc les activités professionnelles que je peux exercer <strong>depuis chez moi</strong>, dans un environnement stable et apaisant.</p>



<p>C’est en combinant ces deux réalités que ma vie professionnelle a naturellement pris la forme d’un puzzle, riche mais cohérent.</p>



<p><strong>L’artisanat et l’écologie : des choix qui ont du sens</strong></p>



<p>Je privilégie les activités artisanales parce qu’elles me permettent de créer librement, de laisser s’exprimer ma créativité et de produire quelque chose de <strong>concret</strong>, utile et responsable.</p>



<p>Fabriquer des savons artisanaux ou imaginer des articles zéro déchet est pour moi plus qu’un travail : c’est une forme de thérapie, un espace où je peux me détendre, me recentrer et donner du sens à mes actions.</p>



<p>Je choisis aussi de soutenir les entreprises locales. Pour moi, préserver le savoir-faire français, valoriser des produits durables et privilégier des pratiques écologiques devrait être une évidence dans une société qui se dit tournée vers l’avenir.</p>



<p><strong>Aider les entreprises locales : une passion et un engagement</strong></p>



<p>En parallèle de mon activité artisanale, j’accompagne des entrepreneurs locaux dans leur communication : création de sites internet, gestion des réseaux sociaux, conseil en stratégie digitale…</p>



<p>J’adore les aider à gagner en visibilité, à mettre en valeur leur travail, à raconter leur histoire. C’est une manière pour moi d’allier mes compétences techniques, mon sens de l’analyse et mon engagement écologique.</p>



<p><strong>Pourquoi je suis petsitter : le besoin d’une relation simple et authentique</strong></p>



<p>Parmi toutes mes activités, la garde de chiens occupe une place particulière.</p>



<p>Le monde humain est complexe ; il demande un effort d’adaptation constant. Avec les animaux, tout est simple, intuitif, sincère. Les relations sont basées sur la confiance, l’affection et l’honnêteté émotionnelle.</p>



<p>Je ne peux pas vivre sans animaux. Prendre soin de ceux des autres est pour moi un bonheur mais aussi un refuge, un équilibre.</p>



<p><strong>Un regard personnel sur notre société</strong></p>



<p>Je ne me reconnais pas dans le modèle actuel, notamment en France, où l’on investit des fortunes dans le soin sans investir suffisamment dans la prévention, l’écologie, l’éducation et la connaissance du vivant. Convaincue que la santé, l’écologie et les sciences sont intimement liées, je pense qu’une société plus consciente et plus préventive pourrait résoudre une partie des maux que nous vivons aujourd’hui.</p>



<p><strong>Conclusion : une vie professionnelle alignée avec qui je suis</strong></p>



<p>Ma vie professionnelle atypique n’est pas un caprice, un manque de stabilité ou un simple cumul d’activités.</p>



<p>C’est <strong>mon mode de fonctionnement naturel</strong>, modelé par mon TDAH, mon autisme, mes passions et mes valeurs.</p>



<p>J’ai besoin d’exercer plusieurs métiers :</p>



<p>• pour rester stimulée,</p>



<p>• pour préserver mon équilibre,</p>



<p>• pour faire des choses qui ont du sens,</p>



<p>• et pour contribuer, à ma manière, à un monde plus écologique, plus local, plus humain.</p>



<p>C’est dans cette diversité que je m’épanouis.</p>



<p>C’est dans cette pluralité que je suis pleinement moi!</p>
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